L’examen civique 2026 : le guide complet

Publié le 17 août 2026

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l’examen civique conditionne trois démarches : la première carte de séjour pluriannuelle, la carte de résident, et la naturalisation. C’est un examen national, au format identique partout en France, fixé par un texte officiel unique. Ce guide pose le format officiel, qui est concerné, et depuis quand. Les autres articles du blog détaillent chaque point : tu y trouveras des liens au fil du texte, et la page FAQ répond aux questions les plus fréquentes qui dépassent le cadre de ce guide.

Le format officiel de l’examen civique

L’examen civique est un questionnaire à choix multiples de 40 questions, en français, sur tablette ou ordinateur. Chaque question propose quatre réponses, une seule est exacte. Tu as 45 minutes maximum pour répondre à l’ensemble — un peu plus si tu bénéficies d’un aménagement spécifique, prévu pour les candidats qui en ont besoin.

Pour réussir, il faut obtenir 32 bonnes réponses sur 40, soit 80 %. En dessous, l’examen n’est pas validé.

Ces chiffres viennent de l’arrêté du 10 octobre 2025, publié sur Légifrance, et sont repris tels quels sur le site du ministère de l’Intérieur dédié à la formation civique. C’est ce texte réglementaire, et lui seul, qui fixe le nombre de questions, la durée et le seuil de réussite : un même examen, un même seuil, pour tous les candidats, quel que soit le parcours qui t’amène à le passer.

Aucune des pages officielles ne mentionne de niveau de français exigé pour se présenter à l’examen civique lui-même — l’épreuve se déroule simplement en français. Ne confonds pas cette absence d’exigence avec le niveau demandé pour un dossier de naturalisation, qui est une question différente : le détail est sur la page FAQ.

Qui est concerné, et depuis quand

Trois démarches exigent la réussite de l’examen civique depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 :

  • la première carte de séjour pluriannuelle (CSP) ;
  • la première carte de résident (CR) ;
  • la naturalisation ou la réintégration dans la nationalité française.

Ce sont trois démarches différentes, mais un seul et même examen : mêmes 40 questions, mêmes 5 thèmes, mêmes deux organismes d’inscription. « Mention naturalisation » désigne le contexte dans lequel tu passes l’examen, pas une épreuve à part avec ses propres questions.

Si tu renouvelles un titre que tu as déjà obtenu, tu n’as pas à repasser l’examen. Certains publics sont exemptés, notamment les bénéficiaires de la protection internationale — si tu es dans une situation particulière, vérifie ta situation exacte sur service-public.fr ou auprès de ta préfecture, ce guide ne peut pas trancher un cas individuel.

Pour la naturalisation, l’examen civique s’ajoute à un entretien en préfecture : ce sont deux épreuves distinctes, l’une ne remplace pas l’autre. Le détail de cette différence est expliqué sur la page FAQ.

La répartition des questions par thème

Les 40 questions ne sont pas réparties au hasard. L’arrêté fixe une répartition identique pour tous les candidats, quel que soit le parcours :

ThèmeQuestions
Principes et valeurs de la République11
Droits et devoirs11
Histoire, géographie et culture8
Système institutionnel et politique6
Vivre dans la société française4

Ce que couvre chacun de ces cinq thèmes, avec des exemples concrets, fait l’objet d’un article à part : les 5 thèmes officiels et leur poids.

Les mises en situation

Sur les 40 questions, 12 sont des mises en situation : 6 dans le thème « Principes et valeurs », 6 dans le thème « Droits et devoirs ». Une mise en situation décrit une scène de la vie quotidienne et te demande quelle règle ou quelle action s’applique, plutôt que de rappeler une connaissance pure.

Le ministère publie ses listes de questions de connaissance en accès libre, mais il ne publie jamais les mises en situation à l’avance. Tu ne peux donc pas les apprendre par cœur : seule la compréhension des règles — laïcité, égalité, droits et devoirs — te prépare vraiment à cette partie de l’examen.

Autrement dit, sur les 40 questions, 28 sont des questions de connaissance — apprenables à l’avance sur les listes officielles — et 12 sont des mises en situation, qui ne le sont pas. C’est cette partie-là qui fait la vraie différence le jour de l’examen.

Comment et où s’inscrire

L’inscription se fait auprès de deux organismes agréés par le ministère : la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) et France Éducation International (FEI). Chacun gère ses propres centres d’examen. Le détail complet — comment s’inscrire, ce qu’il faut savoir avant, et ce qu’on sait (ou pas) du prix — est dans l’article s’inscrire à l’examen civique.

En cas d’échec ou de fraude

Si tu échoues, tu peux repasser l’examen civique à tout moment et autant de fois que nécessaire : aucun délai minimum n’est imposé entre deux tentatives. La règle change complètement en cas de fraude : une tentative de fraude, ou une fraude détectée pendant l’épreuve, t’interdit de repasser l’examen pendant les deux années qui suivent. C’est une sanction bien plus lourde qu’un simple échec.

Ce que Civiade fait, et ce qu’il ne fait pas

Civiade est un service indépendant, sans lien avec le ministère de l’Intérieur, les préfectures ou l’OFII. Nous préparons à l’examen civique, nous ne l’organisons pas, et nous ne pouvons pas garantir ta réussite. Pour toute démarche officielle — inscription, dossier de naturalisation, entretien en préfecture — passe par les organismes cités dans cette page.

Ce que nous pouvons t’offrir, c’est un moyen de savoir où tu en es avant de t’inscrire, et un travail particulier sur la partie que le ministère ne publie pas : les mises en situation. Le reste — les listes officielles de questions de connaissance — reste gratuit sur le site du ministère, et le restera toujours : ce n’est pas notre contenu, nous n’avons aucune raison de le faire payer.

Fais le test de découverte gratuit pour voir où tu en es.

Questions fréquentes

Le format de l’examen est-il le même pour les trois parcours ?
Oui. Carte de séjour pluriannuelle, carte de résident et naturalisation utilisent le même examen : 40 questions, les mêmes 5 thèmes, les deux mêmes organismes agréés.
L’examen civique est-il le même que l’entretien de naturalisation ?
Non, ce sont deux épreuves différentes. Le détail est sur la page /faq.
Existe-t-il des dispenses ou des aménagements ?
Certains publics sont exemptés, notamment les bénéficiaires de la protection internationale. L’arrêté prévoit aussi que la durée de 45 minutes peut être dépassée pour les candidats qui bénéficient d’un aménagement spécifique — renseigne-toi auprès de l’organisme d’inscription pour les modalités.
Existe-t-il une liste de questions différente selon le titre demandé ?
Non. Que tu vises une carte pluriannuelle, une carte de résident ou la naturalisation, c’est le même examen, avec les mêmes 5 thèmes.