Les mises en situation : les 12 questions que le ministère ne publie pas
Publié le 17 août 2026
Sur les 40 questions de l'examen civique, 12 ne sont jamais publiées à l'avance. Ce sont les « mises en situation ». Elles n'ont rien d'un piège : c'est une manière différente de vérifier la même chose, connaître les règles de la vie en France. Mais elles se préparent autrement, et c'est tout l'objet de cet article.
Si tu ne connais pas encore le format complet de l'examen, commence par le guide complet de l'examen civique 2026.
Qu'est-ce qu'une mise en situation
Une question de connaissance te demande de réciter une règle : « Quel est le nombre de sénateurs ? », « Que commémore le 8 mai ? ». Une mise en situation, elle, décrit une scène de la vie quotidienne et te demande quelle action est la bonne dans cette scène précise.
La liste officielle des questions de connaissance le dit elle-même, à propos des questions du premier type : « L'examen civique comporte également des questions de mises en situation qui ne sont pas rendues publiques. » Les deux types de questions coexistent dans le même examen, avec le même barème, mais un seul des deux se prépare sur une liste que tu peux lire à l'avance.
Les 12 mises en situation, réparties sur deux thèmes
L'arrêté du 10 octobre 2025, qui fixe le format de l'examen, ne les répartit pas au hasard : 6 mises en situation dans le thème « Principes et valeurs de la République », 6 dans le thème « Droits et devoirs ». Les trois autres thèmes de l'examen — histoire-géographie-culture, institutions, vivre en société — ne comportent que des questions de connaissance.
Ce choix n'est pas neutre. Ce sont précisément les deux thèmes où connaître la règle ne suffit pas toujours : il faut aussi savoir comment elle s'applique dans une scène concrète. Le détail des 5 thèmes et de leur poids est expliqué dans un autre article.
Pourquoi elles ne s'apprennent pas par cœur
Le ministère de l'Intérieur publie gratuitement, en ligne, la liste complète des questions de connaissance des deux listes officielles (CSP et CR). N'importe qui peut les lire et les mémoriser avant l'examen. Les mises en situation, elles, ne sont jamais publiées : ni la liste des scènes, ni les questions exactes, ni les réponses attendues.
Concrètement, ça veut dire que tu ne peux pas « réviser » une mise en situation comme tu révises une date ou un chiffre. Ce qui te prépare, c'est la compréhension des règles elles-mêmes — la laïcité, l'égalité, les droits et les devoirs — assez solide pour reconnaître comment elles s'appliquent à une scène que tu n'as jamais vue avant.
C'est aussi pour ça qu'aucune préparation sérieuse, la nôtre comprise, ne peut te garantir de répondre correctement à toutes les mises en situation le jour de l'examen : elles sont conçues précisément pour ne pas se deviner à l'avance. Ce qu'une préparation peut t'apporter, c'est de t'exercer sur l'exercice lui-même — comprendre une scène, repérer la règle qui s'applique — pas d'apprendre les 12 questions exactes que tu auras, puisque personne ne les connaît avant le jour J.
À quoi ressemble une mise en situation
Voici, à titre d'illustration, le type de scène que peut décrire une mise en situation — ce ne sont pas des questions officielles, seulement des exemples pour comprendre l'exercice.
Dans le thème « Droits et devoirs » : tu trouves un portefeuille perdu dans la rue, avec de l'argent et des papiers d'identité à l'intérieur. Que fais-tu ? La question porte sur une action concrète, pas sur une définition à réciter.
Dans le thème « Principes et valeurs » : tu es témoin d'une remarque désobligeante visant un collègue à cause de sa religion, sur ton lieu de travail. Là encore, la question porte sur ce que tu fais en tant que témoin — prévenir un responsable, rappeler ce que dit la loi, signaler les faits. Elle ne te met jamais dans la position de devoir prouver que toi, tu n'es pas intolérant : la scène met en cause le comportement de quelqu'un d'autre, jamais une opinion qu'on te prêterait. C'est vrai pour toutes les mises en situation touchant à la religion, à la famille ou à l'égalité entre les femmes et les hommes : elles portent sur ce que dit la loi et sur l'action à mener, pas sur un jugement personnel qu'on attendrait de toi.
Ce que Civiade fait, et ce qu'il ne fait pas
Civiade est un service indépendant, sans lien avec le ministère de l’Intérieur, les préfectures ou l’OFII. Les questions de connaissance officielles restent gratuites sur le site du ministère, et le resteront toujours : ce n'est pas notre contenu, nous n'avons aucune raison de le faire payer. Là où nous travaillons, c'est sur l'exercice que le ministère ne publie pas : nous avons écrit des dizaines de mises en situation pour que tu puisses t’entraîner sur le même type de scène, avant de te retrouver face à l’examen. Ça ne remplace pas les 12 questions réelles — rien ne peut les remplacer, puisqu'elles ne sont jamais rendues publiques — mais ça t'entraîne à l'exercice qu'elles demandent : comprendre une scène et choisir la bonne action.
Pour savoir comment travailler à la fois les questions de connaissance et les mises en situation, lis comment se préparer à l'examen civique. La page FAQ répond aussi aux questions les plus fréquentes sur le format de l'examen.
Questions fréquentes
- Une mise en situation a-t-elle une seule bonne réponse ?
- Oui, comme toute question de l'examen : quatre propositions, une seule exacte. Ce qui change, c'est qu'elle décrit une scène plutôt qu'elle ne rappelle une règle directement.
- Les mises en situation portent-elles sur les mêmes thèmes que les questions de connaissance ?
- Non, seulement deux : « Principes et valeurs » et « Droits et devoirs ». Les trois autres thèmes de l'examen ne comportent que des questions de connaissance.
- Peut-on s'entraîner aux mises en situation avant l'examen ?
- Le ministère ne publie aucune mise en situation officielle. On peut en revanche s'entraîner sur des mises en situation écrites pour s'exercer au même exercice, sans que ce soit les questions réelles du jour J.
- Une mise en situation peut-elle porter sur la religion ou l'égalité entre les femmes et les hommes ?
- Oui, ces sujets font partie du thème « Principes et valeurs ». Ce que la loi dit sur ces sujets est expliqué plus bas dans cet article.